II
(1643-1657)
Proximité de la boutique de Jean Poquelin et de l'hôtel de Bourgogne. — La confrérie de la Passion et son doyen Pierre Dubout, tapissier ordi-naire du Roi. Les maîtres de la confrérie se réservaient pour leurs parents et amis une loge et le lieu appelé le paradis. — Comédiens de l'hôtel de Bourgogne. — Molière abandonne la professio? it la charge de son père pour se joindre aux assocs de l'Illustre Théâtre ; composition de cette troupe ; le jeu de paume des Métayers près de la porte de Nesle ; date de l'ouverture de l'Illustre Théâtre. — Mort de Joseph^ Béjard le père ; sa veuve Marie Hervé, renonce à sa succession au nom de ses cinq enfants : Joseph, Madeleine, Geneviève, Louiset une fille non baptisée. Détails sur la famille Béjard; époque de la naissance d'Armande, future épouse de Molière. Les assocs de l'Illustre Théâtre. -- Probabilité d'une anec­dote racontée par Charles Perrault. Engagement d'un danseur ; Molière chef dela troupe. —Nicolas Desfontaines et les titres deses tragi-comédies. —L'Illustre Théâtre entretenu par Gaston, duc d'Orléans. Dettes contrac­tées par les comédiens ; ils quittent le faubourg Saint-Germain pour le quar­tier Saint-Paul; le jeu de paume de la Croix-Noire.La comédie au Luxem­bourg et YArtaxerce de Magnon. Emprunt fait par Molière. Respon­sabilité de Molière comme chef de la troupe ; il est saisi par les créanciers de l'Illustre Théâtre et détenu au grand Châtelet. Léonard Aubry se rend caution pour Molière. Diminution de la troupe avant son départ pour la province. Retour momentané de Molière à Paris. Passage de Madeleine Béjard à Montélimart, à Montpellier et à Nîmes.
Nous touchons au moment où celui qui jusqu'à présent
n'aurait dû être désigné que sous le nom. de Jean Poquelin
l'ainé, va s'appeler sormais Jean-Baptiste Poquelin-Molière.
/ Grimarest a prétendu que son penchant pour le théâtre lai
fut inspiré dès l'enfance par son grand-re qui, aimant
1 passionnément la comédie « y menoit souvent le petit Poquelin
\ à l'hôtel de Bourgogne1. » Ici viennent se placer quelques
1. La Vie de M. de Molière, page 7.
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